La confusion régnait samedi à la Fédération française des sports de glace (FFSG), qui doit élire son nouveau président, les voix se multipliant pour réclamer le report de l’assemblée générale, voire dénoncer “une manipulation” en faveur de la favorite Nathalie Péchalat.
L’un des concurrents de l’ancienne danseuse sur glace, le président du club d’Angers, Damien Boyer-Gibaud, a diffusé sur Twitter un communiqué où il annonce conjointement avec les deux autres candidats, Michel-Ange Marie-Calixte et Gilles Jouanny, leur retrait de la course si l’AG n’est pas reportée en raison de l’épidémie de coronavirus.
“Je suis solidaire de ce communiqué”, a indiqué M. Marie-Calixte aux journalistes en arrivant samedi matin aux Salons de l’Aveyron, à Paris, où devait se tenir la réunion. Arrivé un peu plus tard, Damien Boyer-Gibaud a confirmé qu’il se retirerait s’il n’était pas entendu.
“J’ai annoncé au téléphone, lors de l’AG, que je retirai ma candidature”, a déclaré à l’AFP Gilles Jouanny. “Il y a un cas de coronavirus dans mon immeuble, une personne en réanimation. Moi-même je suis peut-être porteur, et on voudrait que je me déplace ?”, a-t-il demandé, dénonçant “un vote mascarade”. Selon des sources présentes à l’AG, un vote a bien eu lieu, mais le nombre de candidats n’était pas encore connu.
Avant l’ouverture de la réunion, l’entourage de Nathalie Péchalat a répondu qu’elle n’avait “pas été consultée” et qu’il n’appartenait “pas aux candidats de demander le report”. “Nous refusons catégoriquement de nous associer, ainsi que nos soutiens, à un nouveau scandale qui frappe notre fédération: celui de la manipulation de l’élection en vue d’installer une candidate préalablement désignée”, dénoncent les signataires du communiqué, en visant Nathalie Péchalat,selon l’AFP.